Pour conforter Galilée dans son propos *** ” La nature est un livre écrit en langage mathématique” *** prenons cette illustration de la marguerite où culture et nature se marient malicieusement :
- Depuis le XIXème siècle, dans plusieurs pays européens, effeuiller la marguerite
pour savoir si un être dont vous êtes amoureux a des sentiments pour vous, consiste à arracher chaque pétale d’une marguerite en lui attribuant un degré d’amour : 1- il m’aime, 2- un peu, 3- beaucoup, 4- modérément, 5- à la folie, 6- pas du tout. C’est le dernier pétale qui sert de verdict et il ne tombe pas au hasard ! En choisissant six degrés d’amour pour effeuiller la marguerite, le dernier pétale n’est jamais « pas du tout », ce qui laisse toujours un peu d’espoir. Pour le comprendre, il faut savoir que cela vient de la manière dont les plantes se développent : - La croissance des fleurs suit souvent un modèle de phyllotaxie (organisation des feuilles, pétales, etc.), qui utilise des angles d’or. Cette géométrie naturelle mène souvent à des structures qui suivent une suite de nombres de Fibonacci , car cela maximise l’exposition à la lumière et à la pluie. C’est le cas des marguerites, (comme des tournesols, des pommes de pin, des ananas) dont le cœur est garni de petites fleurs qui sont organisées en spirales jusqu’aux fleurs fertiles du bord qui portent chacune un pétale.

- La suite de Fibonacci est une suite mathématique où chaque nombre est la somme des deux précédents :
0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21, 34, 55, 89, 144, … dans cette suite, à partir de 55, on obtient un chiffre qui se rapproche du nombre d’or (1,618) lorsque l’on divise un nombre par celui qui le précède : 55/34, 89/55, 144/89 se rapprochent de 1,618. - Les marguerites présentent ainsi un nombre de pétales correspondant à 13 (très courant), 21 (fréquent), 34 (parfois) et 55 (rare).
- Voilà pourquoi en effeuillant les marguerites, le dernier pétale n’est jamais « pas du tout » car il n’y a pas de multiples de 6 (6, 12, 18, 24, 30, 36…) pétales dans la suite de Fibonacci; les amoureux ont toujours ainsi une réponse encourageante !
Merci à François Claude